Bande annonce

Je ne me souviens pas des détails … mais simplement un soir, d’être allée voir un film au Ciné Cité les Halles à Paris. C’était un film qui racontait l’histoire d’une femme qui retrouvait son mari à l’autre bout du monde. Lui était dans l’humanitaire, elle découvrait le monde et décidait de se lancer dans je ne sais plus quelle cause … Puis de mon retour dans mon petit studio du 3ème arrondissement … d’avoir passé la nuit sur Internet à fouiller les sites de voyages, d’emploi à l’étranger … sans savoir exactement ce que je cherchais. Mais une chose était sûre, la décision était prise : Je pars ! Je quitte Paris ! Je m’en vais ! Le plus dur était fait, le reste n’était que détails et paperasseries administratives à gérer.

Allez savoir pourquoi ce film a été le déclic ? Aucune idée, d’autant que je ne sais même plus le titre ni l’histoire exacte. Pourquoi à ce moment-là de ma vie ? Aucune idée, d’autant que j’avais un boulot qui me plaisait, une vie parisienne bien sympa et des amitiés bien solides. Par contre, depuis 3 ans j’avais arrêté de fumer et épargné un peu d’argent sans trop savoir à quoi il allait bien pouvoir me servir …  Acheter un appart … non … acheter une voiture … non plus j’avais sûrement pas assez pour tout ça … Et ce soir là j’ai trouvé : il allait financer mon voyage !

Voyager … un joli mot qui m’a toujours fait rêver. Mais il y a mille et une façons de voyager : on peut partir trois semaines en été avec les copains, on peut aussi tout quitter et faire le tour du monde, ou encore acheter un aller simple et chercher du travail à l’étranger … Trois semaines, non c’est pas assez pour découvrir et vivre un pays. Tout quitter, non ; toute seule, j’en étais bien incapable ! Chercher du travail à l’étranger … et si ça ne marchait pas !? Alors j’ai fouillé, j’ai cherché, j’ai galéré. Et puis un jour j’ai croisé la route d’une association, Idéal, qui envoie des volontaires en Equateur pour travailler auprès d’organisations paysannes. Et là, il a suffit de dérouler la bobine : deux entretiens et j’étais prise. Il ne me restais plus qu’à demander un congé sabbatique au boulot et le tour était joué…

L’idée des bulletins de voyage a pris forme petit à petit. Bien sûr que tenir un carnet de voyage était la chose la plus classique à laquelle j’ai pensé. Mais une fois sur place je me suis vite rendu compte que cette manière de raconter ses rencontres, ses découvertes était bien difficile pour moi. Pour qui j’écris ? A qui je m’adresse ? A moi ? C’était pas très excitant comme objectif. Alors pourquoi ne pas simplement écrire aux amis, à la famille restés en France pour justement partager et échanger mes sensations, mes sentiments, mes inquiétudes aussi et surtout garder le contact. Quand on part on dit souvent que l’on quitte quelque chose, mais, en voyage bien souvent ce sont les racines qui nous soutiennent quand le bateau tangue. Et, de ces racines, j’en avais besoin pour continuer. Les bulletins envoyés, chaque fois, avaient un super effet : celui, en retour, de recevoir quantité de mails et de questions sur ce que je faisais et ils m’obligeaient à avoir toujours plus du recul par rapport à ce que je vivais. Alors petit à petit l’habitude s’est installée, les mails ont pris le nom de bulletin, les bulletins sont devenus des épisodes et  mis bout à bout, les épisodes sont devenus des saisons et les saisons constituent maintenant un petit feuilleton. Ce feuilleton c’est comme un petit fil rouge qui relie ces expériences et donnent du sens à mes voyages.

Alors que vous souhaiter de mieux qu’un bon voyage !

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